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	<title>Archives des Jurisprudence - Derowski Avocat à Reims et Epernay</title>
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		<title>A propos de la lettre de mise en demeure, de la déchéance du terme et la résiliation du contrat de prêt</title>
		<link>https://www.derowski.fr/2019/10/21/a-propos-de-la-lettre-de-mise-en-demeure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Oct 2019 16:00:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques de Jurisprudence]]></category>
		<category><![CDATA[Banque]]></category>
		<category><![CDATA[Cour d'Appel de Reims]]></category>
		<category><![CDATA[Crédit à la consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Jurisprudence]]></category>
		<category><![CDATA[Prêt]]></category>
		<category><![CDATA[TGI de Troyes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>BANQUE ET CRÉDIT A LA CONSOMMATION A PROPOS DE LA LETTRE DE MISE EN DEMEURE,  DE LA DÉCHÉANCE DU TERME ET LA RÉSILIATION DU CONTRAT DE PRÊT Arrêt rendu par la Cour d’Appel de Reims, Chambre Civile 1ère Section en date du 1er octobre 2019 Lorsqu’un prêt d’une somme d’argent a été souscrit par un [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.derowski.fr/2019/10/21/a-propos-de-la-lettre-de-mise-en-demeure/">A propos de la lettre de mise en demeure, de la déchéance du terme et la résiliation du contrat de prêt</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.derowski.fr">Derowski Avocat à Reims et Epernay</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><b>BANQUE ET CRÉDIT A LA CONSOMMATION</b></p>
<p style="text-align: left;"><b>A PROPOS DE LA LETTRE DE MISE EN DEMEURE,  DE LA DÉCHÉANCE DU TERME ET LA RÉSILIATION DU CONTRAT DE PRÊT</b></p>
<p style="text-align: left;"><b><i>Arrêt rendu par la Cour d’Appel de Reims, Chambre Civile 1</i></b><b><i>ère</i></b><b><i> Section en date du 1</i></b><b><i>er</i></b><b><i> octobre 2019</i></b></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-weight: 400;">Lorsqu’un prêt d’une somme d’argent a été souscrit par un emprunteur, celui-ci est tenu de régler les échéances prévues au contrat et lorsque sa défaillance est constatée, la banque a l’obligation de lui notifier une lettre de mise en demeure lui précisant le délai durant lequel il pourra régulariser l’arriéré pour éviter que ne soit prononcée la déchéance du terme.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-weight: 400;">Ce n’est qu’après l’écoulement de ce délai que la banque est en mesure de prononcer la déchéance du terme (</span><b><i>Cassation, 1</i></b><b><i>ère</i></b><b><i> Chambre Civile du 22 juin 2017, n° 16-18.418</i></b><i><span style="font-weight: 400;">).</span></i></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-weight: 400;">Dans l’affaire jugée en première instance (</span><b><i>Tribunal de Grande Instance de Troyes du 12 octobre 2018</i></b><span style="font-weight: 400;">), deux mises en demeure avaient bien été successivement adressées à l’un des emprunteurs mais la banque ne justifiait que d’une seule mise en demeure à l’égard du second co-emprunteur laquelle exigeait la totalité des sommes restant dues.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-weight: 400;">Le tribunal estimait que le créancier a l’obligation de mettre en demeure le débiteur de s’acquitter de ce qu’il doit avant de prononcer la déchéance du terme, qui ne peut être acquise que si le débiteur ne s’acquitte pas dans le délai et aux conditions fixés à la mise en demeure des sommes impayées.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-weight: 400;">Le tribunal considérait dès lors que l’un des co-emprunteurs n’avait pas bénéficié d’un délai avant le prononcé de la déchéance du terme et par suite, le Tribunal de Troyes a estimé qu’en l’absence de mise en demeure régulière à l’égard des deux co-emprunteurs, la déchéance du terme n’avait pas été valablement prononcée de sorte que la créance n’était pas exigible.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-weight: 400;">Par suite, le Tribunal a rejeté la demande de la banque et celle-ci en relève appel.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-weight: 400;">Dans le cadre de la procédure d’appel, la banque avait fait valoir une jurisprudence de la Cour d’Appel de Reims qui avait rappelé notamment que chaque co-emprunteur solidaire est le représentant nécessaire de ses coobligés et la mise en demeure adressée à un co-emprunteur vaut pour l’autre (</span><b><i>Arrêt de la Cour d’Appel de Reims du 5 février 2016, numéro 15/01519, CREATIS / X</i></b><span style="font-weight: 400;">).</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-weight: 400;">Cette appréciation avait été précédemment adoptée par un arrêt de la Cour d’Appel de Douai, 8</span><span style="font-weight: 400;">ème</span><span style="font-weight: 400;"> chambre, Section 1 du 5 juillet 2012 qui avait rappelé : «  </span><i><span style="font-weight: 400;">Chaque coemprunteur solidaire est le représentant nécessaire de ses coobligés car ils ont un intérêt commun ; que dès lors, la mise en demeure adressée à un coemprunteur vaut pour l’autre ; que l’information en cours de contrat sur le défaut de paiement de l’un vaut pour l’autre coemprunteur et que Monsieur X représenté par son ex épouse ne peut donc se prévaloir d’une faute du prêteur</span></i><span style="font-weight: 400;"> »</span></p>
<p style="text-align: left;"><b>Pour autant, cette jurisprudence n’a pas été retenue dans le cas d’espèce et la Cour estime qu’une mise en demeure préalable aurait dû être adressée à chaque co-emprunteur.</b></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-weight: 400;">Cette position s’inscrit donc dans la nouvelle ligne adoptée par la Cour de Cassation qui a confirmé notamment par une décision de la 1</span><span style="font-weight: 400;">ère</span><span style="font-weight: 400;"> Chambre Civile du 7 mars 2018, référence      16-28324 que la déchéance</span> <span style="font-weight: 400;">du terme</span><i><span style="font-weight: 400;"> « ne peut, sauf disposition expresse et non équivoque, être déclarée acquise au créancier sans la délivrance d’une mise en demeure restée sans effet, précisant le délai dont dispose le débiteur pour y faire obstacle</span></i><span style="font-weight: 400;"> » </span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-weight: 400;">Par suite, la Cour estime que la déchéance du terme n’est pas valable.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-weight: 400;">Cependant, s’il est désormais acquis que chaque emprunteur doit se voir notifier une lettre de mise en demeure lui accordant un délai pour procéder au règlement des arriérés, les juridictions ne peuvent néanmoins rejeter d’emblée les demandes en paiement formées par la banque au titre du capital restant dû.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-weight: 400;">Bien souvent, en effet, les juridictions condamnent simplement les emprunteurs au paiement des arriérés et déboutent la banque du surplus de ses demandes et refusent ainsi d’accorder au créancier le remboursement du capital restant dû et de ses accessoires. </span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-weight: 400;">Or, dans le cas d’espèce, la banque avait sollicité devant la Cour, à titre subsidiaire, la résiliation du contrat au visa de l’article 1184 ancien du Code Civil, qui rappelle que la clause résolutoire est toujours sous entendue dans les contrats et que, par suite, celui-ci se trouve résolu si l’un des cocontractants ne satisfait pas ses obligations.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-weight: 400;">La Cour, en conséquence, se réfère à cet article qui avait été expressément invoqué, pour souligner que le manquement des emprunteurs qui n’avaient plus réglé leur contrat depuis plusieurs mois, était suffisamment grave pour </span><b>justifier la résiliation du contrat de prêt</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-weight: 400;">Ainsi, </span><b>la Cour infirme le jugement de première instance et condamne ainsi les emprunteurs au paiement des sommes restant dues par suite de la résiliation de ce contrat qu’elle prononce.</b></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-weight: 400;">Dès lors et en l’absence d’une lettre de mise en demeure adressée à chaque emprunteur lui laissant un délai pour y remédier, le créancier poursuivant à tout intérêt à solliciter la résiliation judiciaire du contrat à titre subsidiaire pour obtenir la condamnation des emprunteurs au paiement des sommes restant dues dans leur intégralité.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Reims, le 17 octobre 2019</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Patrick DEROWSKI</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Référence :</span></i></p>
<blockquote><p><a href="http://www.derowski.fr/wp-content/uploads/2019/10/Jugement-TGI-TROYES-12-octobre-2018.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><i><span style="font-weight: 400;">Jugement rendu par le Tribunal de Grande Instance de Troyes en date du 12 octobre 2018</span></i></a></p>
<p><a href="http://www.derowski.fr/wp-content/uploads/2019/10/Copie-exécutoire-CA-Reims-01.10.19-.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><span style="font-weight: 400;">Arrêt rendu par la Cour d’Appel de Reims, Chambre Civile 1</span><span style="font-weight: 400;">ère</span><span style="font-weight: 400;"> Section en date du 1</span><span style="font-weight: 400;">er</span><span style="font-weight: 400;"> octobre 2019</span></a></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.derowski.fr/2019/10/21/a-propos-de-la-lettre-de-mise-en-demeure/">A propos de la lettre de mise en demeure, de la déchéance du terme et la résiliation du contrat de prêt</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.derowski.fr">Derowski Avocat à Reims et Epernay</a>.</p>
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